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Familles, parents, en ce monde dans la tourmente pouvons-nous : OSER L’ESPÉRANCE ?

L’été est là, les grandes vacances arrivent pour tous les enfants et leur famille comme un temps de transition entre une année écoulée remplie et souvent préoccupante et la nouvelle qui va redémarrer à la rentrée scolaire de Septembre. Cet été 2024 aura une couleur particulière rattachée à des inquiétudes générales d’un pays en crise notamment sur ces valeurs.

Comment accompagner et transmettre à nos enfants et à nos adolescents des valeurs éducatives et spirituelles œuvrant pour l’harmonie de leur croissance et l’ouverture aux autres. Je vous invite à regarder en quoi le Dieu d’amour auquel nous croyons est le seul en capacité de nous donner une espérance nouvelle.

  • En premier lieu avec quels critères faisons-nous un bilan sur cette année écoulée.
  • Quel regard posons-nous sur nos enfants et particulièrement sur leur bilan scolaire ? 
  • Quelles sont nos craintes voire nos inquiétudes pour nos eux en termes d’avenir serein et sécurisé ? 

Ensuite comment cette transition estivale qu’est l’été peut nous proposer comme occasion de renouvellement dans nos forces et nos espérances ?

Chaque famille félicite ou pas leur enfant suivant si leurs résultats scolaires ont été à la hauteur de leurs attentes. Il y a donc pour les enfants ce sentiment ou non d’y avoir répondu. Ces attentes souvent implicites engendrent trop souvent encore des conflits. Des tensions au sein d’une même famille viennent diviser les parents ou la fratrie. On compare les résultats de l’un avec ceux de l’autre. Nous adoptons les critères de l’école et son lot de vocabulaire qui abime leur identité en pleine construction :

  • a-t-il été le 1er de sa classe ? 
  • est-il brillant ? redouble-t-il ? 
  • est-il assez mature ? 
  • avec ses médiocres résultats comment va -t-il pouvoir avoir une situation professionnelle assurée ? 
  • s’il est au collège : Il ne sait pas ce qu’il veut faire comme métier ? 
  • il souhaite s’amuser au lieu de faire son travail le soir ? il n’est pas autonome !

Ou au contraire : Mon enfant est dans les 5 premiers de sa classe, il est doué et ira loin, je vais donc lui acheter des cahiers de vacances afin qu’il ne perde pas son niveau ! Moi parent, je vais vraiment le pousser au-delà de ses limites pour qu’il ne cesse de progresser !

L’école, pourtant vecteur, d’épanouissement est vécue comme une charge mentale de la part de chaque membre d’une même famille. L’école devient trop fréquemment encore l’institution qui influence voire impose ses critères. Elle catégorise les écoliers dans tels ou tels particularismes. Les fameuses notes attribuées en fonction de ses savoirs-faire impactent trop fréquemment les parents sur l’image qu’ils ont de leurs enfants. Leur construction identitaire doit être enracinée dans l’amour inconditionnel de Dieu pour eux et se poursuivre dans la tendresse parentale manifestée dans un cadre bienveillant. 

Je disais souvent à mes enfants : L’école ne doit pas te dire qui tu es !

 La bible nous parle d’un Dieu qui créa l’homme à son image. Le créateur lui-même atteste par son amour incommensurable qui nous sommes au travers de son fils Jésus.

Nos enfants nous sont prêtés par ce Dieu d’amour qui nous fait confiance et qui nous demande de les éduquer avec sagesse et respect. Ce n’est pas à l’école de nous donner des critères qui sélectionneraient si un enfant est « brillant » et un autre pas ! Notre responsabilité en tant que parents c’est d’éduquer nos enfants, de telles sorte qu’ils aient l’assurance d’être aimés, quelques soit leur performance scolaire. Bien sûr qu’une de nos missions éducatives est de les encourager ainsi que de les suivre dans leurs apprentissages. Ils ont besoin d’être valorisés et soutenus.

Ce Dieu qui nous fait donc confiance nous invite à avoir le bon regard sur nos enfants.

Ils ont besoin de parents « bien-traitants » !

Je suis témoin dans mon travail de conseillère principale d’éducation (CPE) de voir des élèves chargés et tourmentés par un niveau de résultats qu’ils n’arrivent pas à atteindre. Et quand bien même il y arrive il reste sous pression et vive l’école sans vrai désir d’apprendre. Du coup, je vois des familles découragées car elles ont peur de la non réussite de leur progéniture.

Nous avons accès à un Dieu d’amour qui vient nous rejoindre dans nos charges mentales liées aux missions éducatives parentales. Ces charges mentales sont toutes fois légitimes mais nous sommes invités à les remettre au pied de Jésus. La sagesse de Dieu est abondante pour qui la lui demande. Une fois demandé nous serons apaisés car confortés par la force et l’espérance du Christ lui-même. Une des conséquences de l’action de Dieu dans notre vie sera : le lâcher prise ! Ce lâcher prise de nous parents, face à nos enfants, nous amènera sur un chemin de liberté. Nous serons alors en mesure d’avoir un regard libre et éclairé sur nos enfants.

Alors comment vivre des temps de vacances en famille de manière à ce que chacun vive un rafraichissement personnel ainsi que des temps de détentes véritables ?

Ces grandes vacances sont l’occasion de prendre du plaisir en famille. De redécouvrir des temps ensemble autour du jeu, de la détente, des discussions, hors des horaires imposés. Les centres de vacances pour mineurs sont aussi un choix intéressant pour les familles. Ils restent chers pour certains mais il existe des mouvements scouts qui organisent des séjours moins onéreux.  Des aides existent aussi avec certaines municipalités ou organismes tels que le secours catholiques ou pleins d’autres encore qui aident à financer ces centres de vacances. Les séjours favorisent l’autonomie ainsi que l’éducation à l’intérêt général. Les colonies de vacances chrétiennes apportent aux jeunes participants de se découvrir et de prendre de l’assurance en expérimentant de nouvelles compétences acquises en collectivités. C’est un temps opportun pour avoir de nouvelles amitiés. L’occasion d’enraciner sa foi et d’exprimer ses ressentis à un animateur(trice) respectueux et à l’écoute occasionneront une joie de vivre renouvelée. S’éloigner un temps de sa famille pour mieux la retrouver est une des conséquences heureuses. C’est souvent l’occasion pour l’enfant ou pour l’adolescent de grandir significativement.

Permettre aussi au couple parental d’être un temps sans enfants est salutaire et permet de partager ensemble afin de mieux regarder la vie de chacun de leur enfant de manière plus positive et constructive. L’analyse que nous ferons sur l’année scolaire écoulée pour la famille en général aura comme objectif de voir et de reconsidérer à la lumière divine les bienfaits que Dieu a donné. Car il en a donné.

L’été peut être ce temps de plaisir et de joie en famille : S’aimer et se redécouvrir en jouant, en se baladant, en s’écoutant, en riant, en partageant des moments de calme et de vie ensemble. Les liens tout au long de l’année sont souvent affermis par ces temps de vacances.

A plusieurs reprises dans la Bible nous pouvons découvrir combien les temps de repos sont nécessaires pour regarder l’avenir avec sérénité et confiance en ce Dieu qui lui veille sur nos vies.

Regardons cette exhortation du psaume 103 à compter ses bienfaits. Ce psaume commence par un rappel détaillé du caractère de Dieu : celui qui est présent dans tous les recoins de notre vie. Il guérit, il pardonne, il libère, il fait justice, il est patient etc… Toutes ces caractéristiques divines nous poussent à déposer notre charge mentale à ses pieds pour qu’il vienne prendre ce qui est lourd dans notre quotidien et dans nos responsabilités de parents.

En conclusion : Nous n’avons pas, dans la Bible, un modèle éducatif parental bien ”ficelé” qui nous permettrait (peut-être) d’être rassuré ! Nous avons aussi beaucoup d’histoires de familles dysfonctionnelles où Dieu met en relief son amour lorsqu’il appelle tel ou tel enfant à le suivre, ou, suscite des vocations, guérit les familles éprouvées, pourvoit aux besoins matériels etc… C’est cela ce Dieu de grâce ! Il regarde au cœur et rassure notre cœur si prompt à partir dans des considérations qui nous souvent nous perdent.

Je pense que les axes d’éducation sur lesquels on peut s’appuyer sont dans l’évangile de Luc 2 : 52 « Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes. »

Tel est le plan de Dieu pour nos enfants. Éduquer c’est simplement être vigilant et comprendre en quoi ces 3 axes sont nécessaires en éducation.

  • En sagesse :  c’est notamment la connaissance du bien et du mal et donc les choix éducatifs que nous mettons pour eux pour qu’ils comprennent comment vivre seul et en collectivité. C’est aussi tout ce qui touche à la moralité en adéquation avec les valeurs bibliques.
  • En stature : c’est contribuer à sa croissance physique en lui offrant les moyens d’une bonne hygiène de vie
  • En grâce : Cet axe nous invite à ne pas faire l’impasse sur l’accompagnement et l’ouverture de sa vie spirituelle par la prière et la lecture de la bible.
  • Que Dieu vous donne de vivre ce bel été en toute confiance. 

Que Dieu vous donne de vivre ce bel Été en toute confiance.

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » Jean 14 : 27

Conseillère principale d’éducation et administratrice FNAFP 

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